Sur le Web, ces 30 derniers jours

jeudi 23 mai 2013

  • Moi, gens du voyage, j’aime le partage

    Voilà quelques semaines j’avais publié un article sur le crowdsourcing qui était en train de modifier la donne dans le tourisme. Le partage, plus la co-construction émergent dans l’etourisme. J’ai deux exemples récents qui vont dans ce sens me semble-t-il.

    Il s’agit d’abord de guesttoguest.com (signalé par l’excellent site Commentçamarche) un nouveau réseau d’échanges de maisons qui s’appuie sur un réseau social. Et ce celui-ci fonctionne sur la base d’une bourse de points. Lors de l’inscription sur GuestToGuest, les membres « évaluent » leur hébergement mis dans la bourse collective en lui attribuant un certain nombre de GuestPoints par nuit (en fonction de la taille, du confort, et de la localisation). En cas d’échange non réciproque ils peuvent ainsi gagner des GuestPoints quand ils accueillent des membres et peuvent ainsi les dépenser ultérieurement chez n’importe quel autre membre de GuestToGuest. C’est donc un système malin qui repose sur une valeur échangeable. Le service s’annonce gratuit mais présente des services optionnels payants. Ce réseau affiche déjà une belle couverture géographique et plus de 3000 biens en France. Sa FAQ est bien alimentée et on peut supposer que son extension va générer des échanges internes et des co-constructions, le départ du projet étant déjà une co-construction selon le pitch général.

    guesttoguest

    Autre exemple, la vidéo et le concept de la nouvelle campagne de communication de l’OT de la ville de Québec citée par le quotidien La Presse. La mécanique est très participative puisque la campagne fait appel aux résidents, qui sont invités à partager leurs coups de coeur. Sur le site Internet www.effetquebec.com, ils peuvent formuler leurs recommandations, partager leurs secrets, comme le fait le maire dans cette vidéo bien sympa. Le tout fera l’objet d’un concours doté de 500 000 $. Après, j’aime beaucoup leur site web dédié, construit sur le principe de vignettes à la manière de Trippy ou d’Everplace ou Pinterest. Certes c’est la mode du moment, mais ça confère une certaine clarté à la page en sélectionnant des infos faciles à comprendre. Je pense que nous allons de plus en plus dans cette voie de la rencontre, de la participation, de l’échange, avec une complexité croissante pour les petits prestataires touristiques qui risquent de peu se retrouver dans cette évolution, sauf si leur OT les implique davantage, les questionne et leur propose des solutions adaptées pour développer leur visibilité.


mercredi 22 mai 2013

  • Nouvelle étude : Portrait web des destinations touristiques québécoises

    Une toute nouvelle étude a été publiée la semaine dernière portant sur le portrait web des destinations touristiques québécoises (ATR). L’étude dresse un portrait destinations touristiques sur 4 points : mobilité, médias sociaux, site web (expérience utilisateur) et référencement organique.

    Somme toute, l’étude dresse un portrait positif des destinations touristiques québécoises. Voici les principaux constats de l’étude :

    • 1 destination touristique québécoise sur 2 possède un site mobile
    • Seulement 3 sites d’ATR sur 22 intègrent les commentaires des voyageurs sur le site
    • 62% des ATR possèdent un blogue
    • Le marketing mobile est LA première priorité des ATR au niveau du marketing web en 2013 (29%)

    Consultez l’étude complète sur Slideshare ou télécharger gratuitement l’étude sur le blogue d’Adviso Conseil :

     


mardi 21 mai 2013

  • Ma page facebook, mon karma, ma bataille!

    Si vous vivez pour votre page facebook et si en plus vous êtes un fan de compétition, l’outil de mesure Fanpagekarma est fait pour vous! Cet outil puissant permet d’analyser la performance d’une page Facebook, mais aussi de comparer plusieurs pages, et de connaitre le vainqueur. Son fonctionnement est détaillé dans cet article du blog Socialmediaexaminer qui détaille cinq outils de mesure de la performance de votre fanpage. 

    Mais ce qui m’intéresse dans Fanpage Karma, c’est le coté ludique et la présentation qui peut êtreaussi un excellent support de communication. Il suffit de se loguer avec son compte twitter ou facebook et d’indiquer au moteur la page facebook que l’on veut analyser. Malin, vous n’avez même pas besoin de mettre l’URL de votre page, le site la trouve toute seule :

    Le résultat, lorsqu’on analyse une fanpage est la mise en page améliorée des statistiques disponibles sur Facebook. Et le clou est de lancer une battle en comparant deux fanpages.

    L’animation est rigolote, avec les curseurs qui progressent, les scores qui évoluent, et à la fin l’étiquette verte « winner » sur le vainqueur. Ci-dessous un exemple de parfaite égalité entre les fanpages pros de deux blogueurs (il n’y a donc pas le badge winner). Ceci pour éviter toute réaction de susceptibilité de nos lecteurs. Mais je suis sur que les battle vont se multiplier, car depuis que je montre cet outil dans mon entourage, je note une furieuse tendance à la diffusion des scores gagnants sur les réseaux sociaux…

    En déroulant les résultats, plusieurs graphiques sympas décryptent les résultats, comme cette matrice d’engagement assortie d’un conseil

    ou ce compteur pour la fréquence des posts 

    Au final, l’outil apporte (gratuitement) pas mal de services avec des infographies qui sont réutilisables dans tous rapports ou présentation.

    A noter que vous pouvez avoir plusieurs bureau (dashboard), sur lesquels vous pouvez garder en mémoire la comparaison de plusieurs pages (oui, ce n’est pas limité à deux). Un autre bureau est consacré à votre compte Twitter. Par défaut vous êtes comparé au compte de… Barack Obama! pour le coup, vous êtes sur de perdre!

    Vous noterez le score « karma » qui est le taux d’engagement des abonnés (pour twitter) ou des fans (pour Facebook).

    D’autres petits services sont disponibles, comme la possibilité de recevoir quotidiennement un email de monitoring ou de placer un bookmarklet dans votre barre de favoris pour  analyser toute page Facebook que vous rencontrez.

    Bref, un bel outil que ce Fanpagekarma

    Nous sommes preneurs de vos résultats de battle entre Offices de Tourisme, CDT, CRT…


  • Ma page facebook, mon karma, ma bataille!

    Si vous vivez pour votre page facebook et si en plus vous êtes un fan de compétition, l’outil de mesure Fanpagekarma est fait pour vous! Cet outil puissant permet d’analyser la performance d’une page Facebook, mais aussi de comparer plusieurs pages, et de connaitre le vainqueur. Son fonctionnement est détaillé dans cet article du blog Socialmediaexaminer qui détaille cinq outils de mesure de la performance de votre fanpage. 

    Mais ce qui m’intéresse dans Fanpage Karma, c’est le coté ludique et la présentation qui peut êtreaussi un excellent support de communication. Il suffit de se loguer avec son compte twitter ou facebook et d’indiquer au moteur la page facebook que l’on veut analyser. Malin, vous n’avez même pas besoin de mettre l’URL de votre page, le site la trouve toute seule :

    Le résultat, lorsqu’on analyse une fanpage est la mise en page améliorée des statistiques disponibles sur Facebook. Et le clou est de lancer une battle en comparant deux fanpages.

    L’animation est rigolote, avec les curseurs qui progressent, les scores qui évoluent, et à la fin l’étiquette verte « winner » sur le vainqueur. Ci-dessous un exemple de parfaite égalité entre les fanpages pros de deux blogueurs (il n’y a donc pas le badge winner). Ceci pour éviter toute réaction de susceptibilité de nos lecteurs. Mais je suis sur que les battle vont se multiplier, car depuis que je montre cet outil dans mon entourage, je note une furieuse tendance à la diffusion des scores gagnants sur les réseaux sociaux…

    En déroulant les résultats, plusieurs graphiques sympas décryptent les résultats, comme cette matrice d’engagement assortie d’un conseil

    ou ce compteur pour la fréquence des posts 

    Au final, l’outil apporte (gratuitement) pas mal de services avec des infographies qui sont réutilisables dans tous rapports ou présentation.

    A noter que vous pouvez avoir plusieurs bureau (dashboard), sur lesquels vous pouvez garder en mémoire la comparaison de plusieurs pages (oui, ce n’est pas limité à deux). Un autre bureau est consacré à votre compte Twitter. Par défaut vous êtes comparé au compte de… Barack Obama! pour le coup, vous êtes sur de perdre!

    Vous noterez le score « karma » qui est le taux d’engagement des abonnés (pour twitter) ou des fans (pour Facebook).

    D’autres petits services sont disponibles, comme la possibilité de recevoir quotidiennement un email de monitoring ou de placer un bookmarklet dans votre barre de favoris pour  analyser toute page Facebook que vous rencontrez.

    Bref, un bel outil que ce Fanpagekarma

    Nous sommes preneurs de vos résultats de battle entre Offices de Tourisme, CDT, CRT…


lundi 20 mai 2013

  • Pépites pour iPad (#005) : Hangouts, des video-conférences universelles.

    Après avoir été une des fonctionnalités du réseau social Google+, Hangouts est devenue la semaine dernière une application à part entière pour iPhone et iPad. On dispose ainsi d’un concurrent musclé face à Skype qui permet d’aller encore plus loin et de faire des réunions vidéo à 10 entre iPad, iPhones, Androïd, PC Windows et Mac. On dispose, bien entendu des fonctionnalités de chat et on annonce pour très bientôt la possibilité d’envoyer des SMS depuis le chat. Une application très prometteuse,  qui est à ce jour l’offre la plus performante pour des réunions vidéo de groupes gratuites ! 

    Lien de téléchargement

    PS: l’application existe pour l’iPad et l’iPhone


  • Pépites pour iPad (#005) : Hangouts, des video-conférences universelles.

    Après avoir été une des fonctionnalités du réseau social Google+, Hangouts est devenue la semaine dernière une application à part entière pour iPhone et iPad. On dispose ainsi d’un concurrent musclé face à Skype qui permet d’aller encore plus loin et de faire des réunions vidéo à 10 entre iPad, iPhones, Androïd, PC Windows et Mac. On dispose, bien entendu des fonctionnalités de chat et on annonce pour très bientôt la possibilité d’envoyer des SMS depuis le chat. Une application très prometteuse,  qui est à ce jour l’offre la plus performante pour des réunions vidéo de groupes gratuites ! 

    Lien de téléchargement

    PS: l’application existe pour l’iPad et l’iPhone


vendredi 17 mai 2013

  • Concours photo, l’exemple du Poitou-Charentes avec Sharypic et Instagram

    Concours photo, l'exemple du Poitou-Charentes avec Sharypic et InstagramPour bien finir la semaine je vous propose aujourd’hui de nous intéresser à une initiative intéressante du CRT Poitou-Charentes qui vient de lancer un concours photo, en intégrant plusieurs outils intéressants tant pour la participation au concours que pour la diffusion des visuels.

    Organisée et centralisée habituellement sur Flickr, cette année, l’opération est délocalisée sur une plateforme dont on vous a déjà parlé et qui fur utilisée lors des dernières Rencontres du Etourisme Institutionnel #ET8, Sharypic. Ce choix d’une nouvelle plateforme d’hébergement des clichés a pour but d’augmenter la visibilité du concours par la viralité, en tirant profit du partage de photos sur les réseaux sociaux, nous indique Magali, en charge de l’opération.

    En effet, Sharypic présente l’avantage de pouvoir centraliser les photos liées à un événement, photos publiées à partir de différentes sources :

    • par email, en envoyant son cliché à escapadepch@sharypic.com ;
    • via Twitter, en utilisant le hashtag #escapadepch ;
    • via Instagram, en utilisant le même hashtag que Twitter, #escapadepch.

    Plutôt malin comme principe de concours, d’autant que l’utilisation d’Instagram pour la prise de vues permet de capitaliser sur ce réseau social très utilisé et en vogue. Les photographes en herbes arrivent le plus souvent à réaliser des merveilles grâce à l’application, qui permet de sublimer les photos.

    Lancé il y a quelques jours à peine, le concours totalise déjà plus de 150 photos.

    L’avantage d’utiliser Sharypic, et c’est sa particularité, c’est qu’on peut générer automatiquement un diaporama des photos, que l’on peut diffuser en direct sur un écran ou sur Internet comme ci-dessus, grâce à l’intégration d’un bout de code html dans son site. De fait, le concours peut être repris et affiché sur une tablette, un écran dans un Office de Tourisme, etc. !
    Autre avantage, toutes les photos sont modérées avant d’être publiées… un bon moyen d’éviter de diffuser publiquement des photos « décalées »… :)

    Bref, un exemple à suivre !


  • Concours photo, l’exemple du Poitou-Charentes avec Sharypic et Instagram

    Concours photo, l'exemple du Poitou-Charentes avec Sharypic et InstagramPour bien finir la semaine je vous propose aujourd’hui de nous intéresser à une initiative intéressante du CRT Poitou-Charentes qui vient de lancer un concours photo, en intégrant plusieurs outils intéressants tant pour la participation au concours que pour la diffusion des visuels.

    Organisée et centralisée habituellement sur Flickr, cette année, l’opération est délocalisée sur une plateforme dont on vous a déjà parlé et qui fur utilisée lors des dernières Rencontres du Etourisme Institutionnel #ET8, Sharypic. Ce choix d’une nouvelle plateforme d’hébergement des clichés a pour but d’augmenter la visibilité du concours par la viralité, en tirant profit du partage de photos sur les réseaux sociaux, nous indique Magali, en charge de l’opération.

    En effet, Sharypic présente l’avantage de pouvoir centraliser les photos liées à un événement, photos publiées à partir de différentes sources :

    • par email, en envoyant son cliché à escapadepch@sharypic.com ;
    • via Twitter, en utilisant le hashtag #escapadepch ;
    • via Instagram, en utilisant le même hashtag que Twitter, #escapadepch.

    Plutôt malin comme principe de concours, d’autant que l’utilisation d’Instagram pour la prise de vues permet de capitaliser sur ce réseau social très utilisé et en vogue. Les photographes en herbes arrivent le plus souvent à réaliser des merveilles grâce à l’application, qui permet de sublimer les photos.

    Lancé il y a quelques jours à peine, le concours totalise déjà plus de 150 photos.

    L’avantage d’utiliser Sharypic, et c’est sa particularité, c’est qu’on peut générer automatiquement un diaporama des photos, que l’on peut diffuser en direct sur un écran ou sur Internet comme ci-dessus, grâce à l’intégration d’un bout de code html dans son site. De fait, le concours peut être repris et affiché sur une tablette, un écran dans un Office de Tourisme, etc. !
    Autre avantage, toutes les photos sont modérées avant d’être publiées… un bon moyen d’éviter de diffuser publiquement des photos « décalées »… :)

    Bref, un exemple à suivre !


jeudi 16 mai 2013

  • Google Maps 2013… toujours plus touristique

    Un article court aujourd’hui car il n’y a pas besoin de longues explications quand vous découvrez la vidéo de présentation du nouveau Google Maps, dévoilé hier lors du show annuel de plus en plus SteeveJobesque de Google. C’est sans doute l’annonce la plus marquante pour le monde touristique, tous les signaux montrent que Google « kiffe » le tourisme, des transports à l’hébergement, des contenus Zagat aux nouvelles mises en page annoncées également de Google+.

    Google Maps version 2013 que vous allez découvrir en détail sur sa page de présentation est un condensé de tourisme, tous les exemples illustrant le potentiel de cette mise à jour de l’outil cartographique tournent autour de notre activité, pas un scoop, juste une confirmation. Je vous laisse apprécier la vidéo de démonstration :

     

    Nous retiendrons parmi ces évolutions : 

    • la consultation en pleine page, enfin. Fini les 33% d’écran à gauche sur un écran d’ordinateur consacré au moteur de recherche et la liste des résultats
    • une ergonomie très rafraîchissante, on peut clairement imaginer une table tactile uniquement dédiée à Gmaps dans son accueil physique
    • une intégration des contenus photos, vidéos dans une barre horizontale en pied de page très agréable
    • et Surtout, pour moi, une innovation majeure si elle fonctionne réellement, l’arrivée de l’itinéraire multi-modal intégrant (aux USA pour l’instant) les trajets en train et en avion. Google Flights va trouver ici son exploitation par le grand public. C’est très intéressant de voir la stratégie de Google depuis quelques semaines avec la montée en puissante de Google Hotels, l’intégration ici de Google Flights, tout celà dans un environnement très Google Now (on prépare doucement les utilisateurs à vivre avec son assistant personnel Google prédictif, dans un environnement ergonomique cohérent entre tous les supports)… avec en teasing implicite, les lunettes de Google… enfin, c’est juste une interprétation personnelle :)

     

    Pour aller plus loin :


  • Google Maps 2013… toujours plus touristique

    Un article court aujourd’hui car il n’y a pas besoin de longues explications quand vous découvrez la vidéo de présentation du nouveau Google Maps, dévoilé hier lors du show annuel de plus en plus SteeveJobesque de Google. C’est sans doute l’annonce la plus marquante pour le monde touristique, tous les signaux montrent que Google « kiffe » le tourisme, des transports à l’hébergement, des contenus Zagat aux nouvelles mises en page annoncées également de Google+.

    Google Maps version 2013 que vous allez découvrir en détail sur sa page de présentation est un condensé de tourisme, tous les exemples illustrant le potentiel de cette mise à jour de l’outil cartographique tournent autour de notre activité, pas un scoop, juste une confirmation. Je vous laisse apprécier la vidéo de démonstration :

     

    Nous retiendrons parmi ces évolutions : 

    • la consultation en pleine page, enfin. Fini les 33% d’écran à gauche sur un écran d’ordinateur consacré au moteur de recherche et la liste des résultats
    • une ergonomie très rafraîchissante, on peut clairement imaginer une table tactile uniquement dédiée à Gmaps dans son accueil physique
    • une intégration des contenus photos, vidéos dans une barre horizontale en pied de page très agréable
    • et Surtout, pour moi, une innovation majeure si elle fonctionne réellement, l’arrivée de l’itinéraire multi-modal intégrant (aux USA pour l’instant) les trajets en train et en avion. Google Flights va trouver ici son exploitation par le grand public. C’est très intéressant de voir la stratégie de Google depuis quelques semaines avec la montée en puissante de Google Hotels, l’intégration ici de Google Flights, tout celà dans un environnement très Google Now (on prépare doucement les utilisateurs à vivre avec son assistant personnel Google prédictif, dans un environnement ergonomique cohérent entre tous les supports)… avec en teasing implicite, les lunettes de Google… enfin, c’est juste une interprétation personnelle :)

     

    Pour aller plus loin :


mercredi 15 mai 2013

  • [Compte-rendu] Atelier sur la « Relation Blogueur »

    Le 4 avril 2013, l’agence Acti organisait l’édition parisienne de leur atelier portant sur la Relation Blogueurs. Une précédente session avait eu lieu à Lyon. Ces moments d’échanges permettent d’apporter aux marques et professionnels présents un éclairage sur la manière dont raisonnent les blogueurs et ce qu’ils peuvent apporter.

    3 blogueurs venus échanger sur le sujet

    Julie Adore, Flavien Chantrel du blog du Modérateur et enfin Christophe Ramel, de l’agence Acti mais aussi auteur du blog Kriisiis.

    Julie Adore anime son blog depuis juin 2006 dans le domaine créatif, life style, les DIY « Do It Youself » très en vogue.  Son premier partenariat avec une marque débute avec Kusmi Tea. Depuis de nombreuses autres ont suivi (Milka, Picard, Rougier & Plé, BHV, Truffaut…) Julie blogue pour partager sa passion des loisirs créatifs. Les différents réseaux sociaux qu’elle anime en plus (Instagram, Pinterest…) renforcent son blog. La blogueuse est en effet à la tête de tout un dispositif digital.

    Flavien utilise également les réseaux sociaux pour appuyer le blog du Modérateur. Il blogue pour enrichir sa pratique professionnelle. Par contre, aucune publicité n’est présente. La relation aux marques s’effectue par l’entremise de témoignage et retours d’expérience pour apporter un plus au lecteur.

    Christophe blogue depuis juillet 2009, sa ligne éditoriale étant de donner des conseils sur les médias sociaux pour les professionnels de la communication digitale. Il travaille avec les marques de manière très ponctuelle.

    Pourquoi cet atelier ?

    Les marques utilisaient auparavant différents canaux de communication afin de trouver des prescripteurs de visibilité et de notoriété autrement appelés les journalistes. Peu à peu, ces derniers n’ont plus eu le monopole de l’influence : cela a évolué vers les blogueurs, utiles pour faire rayonner une marque auprès de sphères d’information spécifiques. Les prescripteurs ont toujours existé, notamment les journalistes mais il y a eu cette évolution pour toucher des cibles plus précises.
    Un blogueur N’EST PAS un journaliste. C’est une personne passionnée, qui donne son avis, partage son expérience,  valorise son expertise.

    Les Communiqués de presse 

    Trop souvent ils ne sont pas personnalisés : l’approche blogueur est mal adaptée  Beaucoup d’e-mail de marques, trop longs et envoyés en masse dans des listes de diffusion. Ce format n’est pas séduisant pour un blogueur. Les volumes d’approche sont tellement importants que cela nécessite de l’organisation, il est impossible de tous les traiter.

    Les blogueurs sont susceptibles de les prendre en considération si le sujet entre dans leur ligne éditoriale, s’ils y trouvent un intérêt. De plus, les prises de contacts se font davantage par des personnes déjà connues, avec lesquels on a déjà échangé par ailleurs.

    Attention au respect des bonnes pratiques : ne pas être trop dense, ne pas oublier la pièce jointe, ou faire d’erreurs dans le texte, et surtout personnaliser son approche. 

    Communiqué de presse

    © http://www.mamanentrepreneur.fr/comment-rediger-communique-presse-blog/

     

    Contrairement à un récent article du Monde prédisant « La mort des blogs« , les chiffres montrent qu’il n’y en jamais eu autant (2 millions en 2003, 250 millions en 2013) même si on passe plus sur un schéma de micro-blogging, (explosion des Tumblr).

    L’influence des blogueurs peut être importante au point tel que certains d’entre eux (theoatmeal.com et dish.andrewsullivan.com) ont fait intervenir financièrement leurs lecteurs.

    Bonnes pratiques

    Pour approcher un blogueur, il faut différencier son approche par rapport à celle d’un journaliste. De plus, il est conseillé de ne pas se focaliser que sur l’aspect blog pour la communication : aujourd’hui, un blogueur a un blog mais aussi une présence sur les réseaux sociaux et/ou plusieurs blogs, newsletters.

    Le plus important est la ligne éditoriale et parler à vos cibles. Il vaut mieux donc contacter un blogueur moins visible mais précis dans sa thématique et ciblé qu’un blogueur plus influent.

    Une vidéo You Tube, une infographie (faire passer un message en une image) … sont faciles à relayer. L’impact est différent par rapport à un dossier de presse de 10 pages !

    Un Jeu Concours avec dotation dont 1 offerte pour le blogueur : c’est une garantie de visibilité pour pas grand-chose par  exemple des téléphones Samsung. Cela fait aussi beaucoup de trafic pour le blogueur qui va faire gagner éventuellement la dotation, la marque peut donc en profiter pour communiquer sur le sujet par le biais du blogueur.

    1. Cibler des blogs en fonction de leur ligne éditoriale (la présence de marques, la date du dernier post, la régularité de publication sont des points à vérifier).
    2. Prendre le temps d’entrer en relation personnellement avec chaque blogueur. Rebondir sur son actualité, montrer son intérêt, le blogueur doit sentir que la personne qui contacte a vraiment regardé le blog.
    3. S’adapter aux méthodes de partage de chaque blogueur (s’il préfère partager sur twitter plutôt que son blog par exemple.)
    4. S’adapter aux préférences des blogueurs en terme de prise de contact (par exemple par Twitter peut permettre de tripler son impact par rapport à un email.)
    5. Proposer une incentive motivante et complète.
    6. Être transparent dans l’objectif de la prise de contact (exemple pour le rayonnement, la visibilité)
    7. Créer une relation sur le long terme et ne pas se limiter au « one shot ».

    Enfin, Hellocoton et eBuzzing sont des sites utiles pour trouver des blogueurs dans une thématique donnée.


  • [Compte-rendu] Atelier sur la « Relation Blogueur »

    Le 4 avril 2013, l’agence Acti organisait l’édition parisienne de leur atelier portant sur la Relation Blogueurs. Une précédente session avait eu lieu à Lyon. Ces moments d’échanges permettent d’apporter aux marques et professionnels présents un éclairage sur la manière dont raisonnent les blogueurs et ce qu’ils peuvent apporter.

    3 blogueurs venus échanger sur le sujet

    Julie Adore, Flavien Chantrel du blog du Modérateur et enfin Christophe Ramel, de l’agence Acti mais aussi auteur du blog Kriisiis.

    Julie Adore anime son blog depuis juin 2006 dans le domaine créatif, life style, les DIY « Do It Youself » très en vogue.  Son premier partenariat avec une marque débute avec Kusmi Tea. Depuis de nombreuses autres ont suivi (Milka, Picard, Rougier & Plé, BHV, Truffaut…) Julie blogue pour partager sa passion des loisirs créatifs. Les différents réseaux sociaux qu’elle anime en plus (Instagram, Pinterest…) renforcent son blog. La blogueuse est en effet à la tête de tout un dispositif digital.

    Flavien utilise également les réseaux sociaux pour appuyer le blog du Modérateur. Il blogue pour enrichir sa pratique professionnelle. Par contre, aucune publicité n’est présente. La relation aux marques s’effectue par l’entremise de témoignage et retours d’expérience pour apporter un plus au lecteur.

    Christophe blogue depuis juillet 2009, sa ligne éditoriale étant de donner des conseils sur les médias sociaux pour les professionnels de la communication digitale. Il travaille avec les marques de manière très ponctuelle.

    Pourquoi cet atelier ?

    Les marques utilisaient auparavant différents canaux de communication afin de trouver des prescripteurs de visibilité et de notoriété autrement appelés les journalistes. Peu à peu, ces derniers n’ont plus eu le monopole de l’influence : cela a évolué vers les blogueurs, utiles pour faire rayonner une marque auprès de sphères d’information spécifiques. Les prescripteurs ont toujours existé, notamment les journalistes mais il y a eu cette évolution pour toucher des cibles plus précises.
    Un blogueur N’EST PAS un journaliste. C’est une personne passionnée, qui donne son avis, partage son expérience,  valorise son expertise.

    Les Communiqués de presse 

    Trop souvent ils ne sont pas personnalisés : l’approche blogueur est mal adaptée  Beaucoup d’e-mail de marques, trop longs et envoyés en masse dans des listes de diffusion. Ce format n’est pas séduisant pour un blogueur. Les volumes d’approche sont tellement importants que cela nécessite de l’organisation, il est impossible de tous les traiter.

    Les blogueurs sont susceptibles de les prendre en considération si le sujet entre dans leur ligne éditoriale, s’ils y trouvent un intérêt. De plus, les prises de contacts se font davantage par des personnes déjà connues, avec lesquels on a déjà échangé par ailleurs.

    Attention au respect des bonnes pratiques : ne pas être trop dense, ne pas oublier la pièce jointe, ou faire d’erreurs dans le texte, et surtout personnaliser son approche. 

    Communiqué de presse

    © http://www.mamanentrepreneur.fr/comment-rediger-communique-presse-blog/

     

    Contrairement à un récent article du Monde prédisant « La mort des blogs« , les chiffres montrent qu’il n’y en jamais eu autant (2 millions en 2003, 250 millions en 2013) même si on passe plus sur un schéma de micro-blogging, (explosion des Tumblr).

    L’influence des blogueurs peut être importante au point tel que certains d’entre eux (theoatmeal.com et dish.andrewsullivan.com) ont fait intervenir financièrement leurs lecteurs.

    Bonnes pratiques

    Pour approcher un blogueur, il faut différencier son approche par rapport à celle d’un journaliste. De plus, il est conseillé de ne pas se focaliser que sur l’aspect blog pour la communication : aujourd’hui, un blogueur a un blog mais aussi une présence sur les réseaux sociaux et/ou plusieurs blogs, newsletters.

    Le plus important est la ligne éditoriale et parler à vos cibles. Il vaut mieux donc contacter un blogueur moins visible mais précis dans sa thématique et ciblé qu’un blogueur plus influent.

    Une vidéo You Tube, une infographie (faire passer un message en une image) … sont faciles à relayer. L’impact est différent par rapport à un dossier de presse de 10 pages !

    Un Jeu Concours avec dotation dont 1 offerte pour le blogueur : c’est une garantie de visibilité pour pas grand-chose par  exemple des téléphones Samsung. Cela fait aussi beaucoup de trafic pour le blogueur qui va faire gagner éventuellement la dotation, la marque peut donc en profiter pour communiquer sur le sujet par le biais du blogueur.

    1. Cibler des blogs en fonction de leur ligne éditoriale (la présence de marques, la date du dernier post, la régularité de publication sont des points à vérifier).
    2. Prendre le temps d’entrer en relation personnellement avec chaque blogueur. Rebondir sur son actualité, montrer son intérêt, le blogueur doit sentir que la personne qui contacte a vraiment regardé le blog.
    3. S’adapter aux méthodes de partage de chaque blogueur (s’il préfère partager sur twitter plutôt que son blog par exemple.)
    4. S’adapter aux préférences des blogueurs en terme de prise de contact (par exemple par Twitter peut permettre de tripler son impact par rapport à un email.)
    5. Proposer une incentive motivante et complète.
    6. Être transparent dans l’objectif de la prise de contact (exemple pour le rayonnement, la visibilité)
    7. Créer une relation sur le long terme et ne pas se limiter au « one shot ».

    Enfin, Hellocoton et eBuzzing sont des sites utiles pour trouver des blogueurs dans une thématique donnée.


mardi 14 mai 2013

  • Le tour de France du web touristique : étape Cathare

    Nous continuons notre tour de France du web touristique avec une étape hebdomadaire qui cette semaine nous amène dans les Pyrénées Orietnales, sur le territoire Agly-Fenouillèdes. Nous reviendrons en Languedoc Roussillon dans les semaines à venir pour parler d’Argelès sur Mer.

    Le territoire de cette communauté de communes est au bout du pays Cathare. Le site Internet http://www.cc-aglyfenouilledes.fr/ est un site mixte, institutionnel et touristique. « Contrairement à d’autres destinations touristiques, nous avons souhaité réunir sous un même portail l’information touristique à destination du public touristique, et l’information pratique et quotidienne locale, pour la population résidente. En effet, il nous a semblé important de renforcer les liens entre ces deux populations, plutôt que de scinder les deux univers », explique Marie-Clémence SURZUR. Chargée de Mission Tourisme à la communauté de communes..
    Le site internet est donc bipartite avec une  partie vie locale et une partie tourisme. Même si le parti pris est tout à fait défendable, l’URL avec « cc-aglyfenouilledes » n’est pas franchement parlant pour qui n’a pas une licence de géographie administrative catalane… D’ailleurs en cherchant sur google « vacances Catalogne », vacances « Pyrénées Orientales », ou même « vacances Fenouillèdes », on ne tombe pas sur le site de la communauté de communes ou alors à la quatrième page…

    Par contre, une fois que l’on arrive sur le site, c’est tout simplement très beau. Un diaporama plein écran s’affiche en fond d’écran sous le titre « Fenouillèdes Sud Cathare ». L’effet attractif est immédiat. Le passage entre tourisme et vie locale est ergoniquement facile, surtout que par défaut c’est la partie  »tourisme » qui s’affiche. Les menus thématiques sont concis, autour des trois positionnements du territoire (nature, gourmand et cathare) et une fonction « préparez votre séjour » est facilement accessible.

    Deuxième étape : aller sur le contenu des pages pour préparer son séjour. La fonction de carnet de voyage, type panier est tout à fait au point. Par contre, on s’aperçoit très vite, comme dans beaucoup de sites tourisme, que nous somme sface à une syndication avec un SIT. C’est une nouveauté du site, nous dit notre interlocutrice : « nous avons la syndication Tourinsoft« . Et comme souvent, dans certaines rubriques, il manque une présentation générale avec des informations de cadrage. Mais je dois reconnaitre qu’un effort a été fait pour rajouter du contenu avec notamment de nombreuses vidéos, et une géolocalisation pertinente.

    Le carnet de voyage « mon séjour » permet de n’afficher que les hébergements disponibles pour la période souhaitée; il manque la fonctionnalité de réservation, mais c’est une première étape.

    J’ai bien aimé également les trois boutons affichés en permanence à droite de l’écran qui renvoient sur la carte, l’agenda, et la météo. De façon générale le site de Fenouillèdes est trés ergonomique. On se demande pourquoi, alors, ne pas l’avoir fait en responsive design? Car c’est bien dommage que l’affichage sur mon smartphone ne soit pas optimisé! Même si la communauté de communes a développé une application mobile (Mobitour) disponible sous Apple et Androïd, cela ne remplace pas la lecture du site sur différents écrans.

    En découvrant ce site, on voit que la collectivité a mis des moyens pour qu’il soit régulièrement alimenté en contenu actualisé.  Nous avons construit ce site à notre échelle et à notre mesure, précise Marie Clémence : une seule personne est en charge du tourisme et de la communication (à 40% de son temps) il est donc important que cet outil ne soit pas chronophage. C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas encore programmé d’animation sur les réseaux sociaux. En effet, nous ne pouvons pas promouvoir une destination sur Facebook sans en assurer une animation réactive et efficace, même en week-end. Le poste de chargé de mission Tourisme et Communication ne le permet pas actuellement, nous avons donc privilégié une animation réactive du site.
    Nous venons juste de mettre en place la newsletter. Pour l’instant, nous l’éditerons de façon trimestrielle : notre offre touristique, en structuration, ne nous permet pas encore de proposer plus de contenu à ce niveau.

    Et cette belle réalisation coûte-t-elle cher?

    30 000€ TTC pour le développement web, rentrant dans un coût global de 56 000€ TTC pour l’ensemble du projet, comprenant  la traduction en 2 langues ( Espagnol, Catalan),  le reportage photo,  les frais d’inauguration et de publicité et  le salaire de la chargée de mission (qui est à 40% du temps sur le projet). Mais, le site n’a presque rien coûté à la population locale, ayant été financé à 71% par les subventions de l’Etat (DETR) et de l’Europe (FEDER).

    En conclusion, je suis heureusement surpris par l’engagement d’une communauté de communes dans une telle réalisation de qualité; j’espère que dans trois ans, lorsqu’il faudra refondre le site, les élus trouveront le budget en autofinancement, s’il n’y a plus de fonds européens… J’apprécie particulièrement l’articulation heureuse entre la partie institutionnelle et la partie touristique, l’ergonomie du site (ah, je le redis, quelles belles photos) et la praticité de l’ensemble. Par contre, l’URL administratif n’est pas du tout optimal pour le référencement. Et le territoire n’étant pas une destination touristique naturelle, il va falloir se faire connaître!

    Si vous aussi, vous venez de refaire votre site Internet, et souhaitez passer à la moulinette de la rédaction d’etourisme.info, posez-votre candidature en remplissant le Google Doc.


  • Le tour de France du web touristique : étape Cathare

    Nous continuons notre tour de France du web touristique avec une étape hebdomadaire qui cette semaine nous amène dans les Pyrénées Orietnales, sur le territoire Agly-Fenouillèdes. Nous reviendrons en Languedoc Roussillon dans les semaines à venir pour parler d’Argelès sur Mer.

    Le territoire de cette communauté de communes est au bout du pays Cathare. Le site Internet http://www.cc-aglyfenouilledes.fr/ est un site mixte, institutionnel et touristique. « Contrairement à d’autres destinations touristiques, nous avons souhaité réunir sous un même portail l’information touristique à destination du public touristique, et l’information pratique et quotidienne locale, pour la population résidente. En effet, il nous a semblé important de renforcer les liens entre ces deux populations, plutôt que de scinder les deux univers », explique Marie-Clémence SURZUR. Chargée de Mission Tourisme à la communauté de communes..
    Le site internet est donc bipartite avec une  partie vie locale et une partie tourisme. Même si le parti pris est tout à fait défendable, l’URL avec « cc-aglyfenouilledes » n’est pas franchement parlant pour qui n’a pas une licence de géographie administrative catalane… D’ailleurs en cherchant sur google « vacances Catalogne », vacances « Pyrénées Orientales », ou même « vacances Fenouillèdes », on ne tombe pas sur le site de la communauté de communes ou alors à la quatrième page…

    Par contre, une fois que l’on arrive sur le site, c’est tout simplement très beau. Un diaporama plein écran s’affiche en fond d’écran sous le titre « Fenouillèdes Sud Cathare ». L’effet attractif est immédiat. Le passage entre tourisme et vie locale est ergoniquement facile, surtout que par défaut c’est la partie  »tourisme » qui s’affiche. Les menus thématiques sont concis, autour des trois positionnements du territoire (nature, gourmand et cathare) et une fonction « préparez votre séjour » est facilement accessible.

    Deuxième étape : aller sur le contenu des pages pour préparer son séjour. La fonction de carnet de voyage, type panier est tout à fait au point. Par contre, on s’aperçoit très vite, comme dans beaucoup de sites tourisme, que nous somme sface à une syndication avec un SIT. C’est une nouveauté du site, nous dit notre interlocutrice : « nous avons la syndication Tourinsoft« . Et comme souvent, dans certaines rubriques, il manque une présentation générale avec des informations de cadrage. Mais je dois reconnaitre qu’un effort a été fait pour rajouter du contenu avec notamment de nombreuses vidéos, et une géolocalisation pertinente.

    Le carnet de voyage « mon séjour » permet de n’afficher que les hébergements disponibles pour la période souhaitée; il manque la fonctionnalité de réservation, mais c’est une première étape.

    J’ai bien aimé également les trois boutons affichés en permanence à droite de l’écran qui renvoient sur la carte, l’agenda, et la météo. De façon générale le site de Fenouillèdes est trés ergonomique. On se demande pourquoi, alors, ne pas l’avoir fait en responsive design? Car c’est bien dommage que l’affichage sur mon smartphone ne soit pas optimisé! Même si la communauté de communes a développé une application mobile (Mobitour) disponible sous Apple et Androïd, cela ne remplace pas la lecture du site sur différents écrans.

    En découvrant ce site, on voit que la collectivité a mis des moyens pour qu’il soit régulièrement alimenté en contenu actualisé.  Nous avons construit ce site à notre échelle et à notre mesure, précise Marie Clémence : une seule personne est en charge du tourisme et de la communication (à 40% de son temps) il est donc important que cet outil ne soit pas chronophage. C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas encore programmé d’animation sur les réseaux sociaux. En effet, nous ne pouvons pas promouvoir une destination sur Facebook sans en assurer une animation réactive et efficace, même en week-end. Le poste de chargé de mission Tourisme et Communication ne le permet pas actuellement, nous avons donc privilégié une animation réactive du site.
    Nous venons juste de mettre en place la newsletter. Pour l’instant, nous l’éditerons de façon trimestrielle : notre offre touristique, en structuration, ne nous permet pas encore de proposer plus de contenu à ce niveau.

    Et cette belle réalisation coûte-t-elle cher?

    30 000€ TTC pour le développement web, rentrant dans un coût global de 56 000€ TTC pour l’ensemble du projet, comprenant  la traduction en 2 langues ( Espagnol, Catalan),  le reportage photo,  les frais d’inauguration et de publicité et  le salaire de la chargée de mission (qui est à 40% du temps sur le projet). Mais, le site n’a presque rien coûté à la population locale, ayant été financé à 71% par les subventions de l’Etat (DETR) et de l’Europe (FEDER).

    En conclusion, je suis heureusement surpris par l’engagement d’une communauté de communes dans une telle réalisation de qualité; j’espère que dans trois ans, lorsqu’il faudra refondre le site, les élus trouveront le budget en autofinancement, s’il n’y a plus de fonds européens… J’apprécie particulièrement l’articulation heureuse entre la partie institutionnelle et la partie touristique, l’ergonomie du site (ah, je le redis, quelles belles photos) et la praticité de l’ensemble. Par contre, l’URL administratif n’est pas du tout optimal pour le référencement. Et le territoire n’étant pas une destination touristique naturelle, il va falloir se faire connaître!

    Si vous aussi, vous venez de refaire votre site Internet, et souhaitez passer à la moulinette de la rédaction d’etourisme.info, posez-votre candidature en remplissant le Google Doc.


lundi 13 mai 2013

  • L’été arrive, une bonne raison de « fliper » !

    Les vacances de Pâques et les ponts de mois de mai sont presque finis, pour la plupart avec un temps maussade… Ah, vous avez dû en recevoir des clients qui venaient vous demander ce que l’on pouvait faire quand il pleut, comment occuper ses enfants une fois qu’on a épuisé le stock de jeux de société et de DVD du gîte, … Et oui, car votre appli magique qui va pousser la bonne info au bon moment au bon client n’est pas encore tout à fait prête, et comme elle risque de ne pas encore l’être pour cet été, il va falloir chercher des palliatifs !

    Le magazine numérique en est incontestablement un, d’autant plus intéressant qu’il peut être poussé aussi bien dans que hors les murs, en relation avec ses partenaires et prestataires qu’il valorise et implique, tout en travaillant l’image de marque de sa destination qui plus est. Récemment, Pierre Eloy nous reparlait de préparer votre Internet de Séjour estival, retour donc sur quelques outils qui vous permettront de vous doter d’un magazine dont vous choisirez la thématique, la fréquence.

    Cela fait déjà quelques temps que l’on pousse des magazines de destinations sur tablette, et nous en parlions déjà il y a deux ans avec les premières illustrations picardes. Depuis, d’autres solutions ont vu le jour, et notamment celle récemment exploitée par le CDT du Lot qui permet via un CMS spécifique de créer et gérer l’intégralité de vos magazines puis de les proposer à travers un kiosque.

    Fin 2011, on s’était enthousiasmé à l’arrivée de Google Flux (à l’époque Google Currents) qui vous permettait de gérer en direct, en dur ou via des flux RSS vos propres publications. Mais si l’outil existe toujours, l’adoption n’a pas été à la hauteur des espérances, que ce soit du côté des éditeurs ou des lecteurs. Alors bien sûr, des Scoopit, Tumblr ou autre système de blog permettent de gérer ce genre de publication, mais sans toutefois atteindre le degré de qualité attendu du magazine tel qu’on l’entend.

    Heureusement, le leader du marché, j’ai nommé Flipboard, vous permet lui aussi de créer votre propre contenu ! L’appli, disponible pour smartphones et tablettes Apple et Android connaît un succès qui ne s’est pas démenti depuis sa sortie, et permettait jusqu’alors de feuilleter ses contenus préférés (du flux RSS d’un site en passant par votre mur Facebook, un tag Flickr ou un hashtag Twitter) avec une mise en forme et une ergonomie inégalée. Depuis la fin mars de cette année, Flipboard devient également un outil de curation, permettant à tout utilisateur de créer son/ses magazine(s) :

    • grâce au bouton « + » intégré dans chaque contenu consulté sous l’application Flipboard,
    • mais surtout avec le bookmarklet « Flip it » (à l’instar des « Scoop it », « Pin it », …) désormais disponible !

    Ci-dessous, la petite vidéo qui vous explique en anglais comment ce la fonctionne :

     

    En résumé, en termes de fonctionnalités, on peut donc :

    • garder son magazine privé (le temps de sa création par exemple), ou le rendre public,
    • supprimer un billet après coup (à partir d’un appui long sur l’article concerné),
    • changer la photo de couverture (à partir d’un appui long sur le billet concerné),
    • évidemment partager son magazine, via les réseaux sociaux ou par email, les destinataires étant invités à télécharger l’application sur leur smartphone ou tablette,
    • par contre, on ne peut pas encore réorganiser le contenu : sachez donc qu’il apparaîtra dans l’ordre chronologique de la sélection, ce qui aura son importance si vous souhaitez créer un magazine événementiel par exemple.

    On imagine assez facilement qu’une version premium verra prochainement le jour, avec ce type de fonctionnalités, à laquelle on ajouterait volontiers la gestion multi-utilisateurs (on pourrait gérer notre magazine Flipboard avec les billets du blog enrichis des contenus trouvés en ligne, comme Scoopit mais en plus esthétique hein les collègues ?), mais qui malheureusement intégrera probablement une limitation du nombre de magazines que l’on peut créer (ce qui n’est pas le cas pour l’instant alors… profitez-en !).

    Donc, en attendant que votre site ne devienne suffisamment souple, que votre Internet de séjour ne soit définitivement prêt, d’ici cet été, n’hésitez plus à « fliper » tout ce qui bouge : vos contenus, ceux de vos partenaires et prestataires, des habitants et des touristes, voici le le Flipboard 2.0, intégrant la curation, pour sortir votre magazine hebdomadaire, votre magazine des meilleurs resto, celui des activités quand il pleut, … On attend vos réalisations avec impatience !


  • L’été arrive, une bonne raison de « fliper » !

    Les vacances de Pâques et les ponts de mois de mai sont presque finis, pour la plupart avec un temps maussade… Ah, vous avez dû en recevoir des clients qui venaient vous demander ce que l’on pouvait faire quand il pleut, comment occuper ses enfants une fois qu’on a épuisé le stock de jeux de société et de DVD du gîte, … Et oui, car votre appli magique qui va pousser la bonne info au bon moment au bon client n’est pas encore tout à fait prête, et comme elle risque de ne pas encore l’être pour cet été, il va falloir chercher des palliatifs !

    Le magazine numérique en est incontestablement un, d’autant plus intéressant qu’il peut être poussé aussi bien dans que hors les murs, en relation avec ses partenaires et prestataires qu’il valorise et implique, tout en travaillant l’image de marque de sa destination qui plus est. Récemment, Pierre Eloy nous reparlait de préparer votre Internet de Séjour estival, retour donc sur quelques outils qui vous permettront de vous doter d’un magazine dont vous choisirez la thématique, la fréquence.

    Cela fait déjà quelques temps que l’on pousse des magazines de destinations sur tablette, et nous en parlions déjà il y a deux ans avec les premières illustrations picardes. Depuis, d’autres solutions ont vu le jour, et notamment celle récemment exploitée par le CDT du Lot qui permet via un CMS spécifique de créer et gérer l’intégralité de vos magazines puis de les proposer à travers un kiosque.

    Fin 2011, on s’était enthousiasmé à l’arrivée de Google Flux (à l’époque Google Currents) qui vous permettait de gérer en direct, en dur ou via des flux RSS vos propres publications. Mais si l’outil existe toujours, l’adoption n’a pas été à la hauteur des espérances, que ce soit du côté des éditeurs ou des lecteurs. Alors bien sûr, des Scoopit, Tumblr ou autre système de blog permettent de gérer ce genre de publication, mais sans toutefois atteindre le degré de qualité attendu du magazine tel qu’on l’entend.

    Heureusement, le leader du marché, j’ai nommé Flipboard, vous permet lui aussi de créer votre propre contenu ! L’appli, disponible pour smartphones et tablettes Apple et Android connaît un succès qui ne s’est pas démenti depuis sa sortie, et permettait jusqu’alors de feuilleter ses contenus préférés (du flux RSS d’un site en passant par votre mur Facebook, un tag Flickr ou un hashtag Twitter) avec une mise en forme et une ergonomie inégalée. Depuis la fin mars de cette année, Flipboard devient également un outil de curation, permettant à tout utilisateur de créer son/ses magazine(s) :

    • grâce au bouton « + » intégré dans chaque contenu consulté sous l’application Flipboard,
    • mais surtout avec le bookmarklet « Flip it » (à l’instar des « Scoop it », « Pin it », …) désormais disponible !

    Ci-dessous, la petite vidéo qui vous explique en anglais comment ce la fonctionne :

     

    En résumé, en termes de fonctionnalités, on peut donc :

    • garder son magazine privé (le temps de sa création par exemple), ou le rendre public,
    • supprimer un billet après coup (à partir d’un appui long sur l’article concerné),
    • changer la photo de couverture (à partir d’un appui long sur le billet concerné),
    • évidemment partager son magazine, via les réseaux sociaux ou par email, les destinataires étant invités à télécharger l’application sur leur smartphone ou tablette,
    • par contre, on ne peut pas encore réorganiser le contenu : sachez donc qu’il apparaîtra dans l’ordre chronologique de la sélection, ce qui aura son importance si vous souhaitez créer un magazine événementiel par exemple.

    On imagine assez facilement qu’une version premium verra prochainement le jour, avec ce type de fonctionnalités, à laquelle on ajouterait volontiers la gestion multi-utilisateurs (on pourrait gérer notre magazine Flipboard avec les billets du blog enrichis des contenus trouvés en ligne, comme Scoopit mais en plus esthétique hein les collègues ?), mais qui malheureusement intégrera probablement une limitation du nombre de magazines que l’on peut créer (ce qui n’est pas le cas pour l’instant alors… profitez-en !).

    Donc, en attendant que votre site ne devienne suffisamment souple, que votre Internet de séjour ne soit définitivement prêt, d’ici cet été, n’hésitez plus à « fliper » tout ce qui bouge : vos contenus, ceux de vos partenaires et prestataires, des habitants et des touristes, voici le le Flipboard 2.0, intégrant la curation, pour sortir votre magazine hebdomadaire, votre magazine des meilleurs resto, celui des activités quand il pleut, … On attend vos réalisations avec impatience !


vendredi 10 mai 2013

  • Un p’tit nouveau chez le geant de Mountain View : Google Keep

    Pour ce « vendredi facile », il m’a semblé intéressant de me pencher sur le nouveau service lancé le 20 mars : Google Keep (voir la vidéo officielle de présentation). C’est un service de prise de notes très facile d’usage à partir d’un ordinateur, avec au choix un service web ou une application pour Chrome (qui fonctionne hors connexion !), et bien sûr d’une appli Android (tiens tiens, toujours pas d’appli Iphone à l’horizon…).

    En observant la copie d’écran de mon smartphone, on voit qu’il est très simple de créer une note classique, une liste avec cases à cocher, un enregistrement audio ou d’intégrer une photo… Comme toujours avec Google, tout se synchronise entre le téléphone intelligent, la tablette et l’ordinateur.

    D’emblée on pense évidemment à Evernote dont je vous parlais par là et qui fait un carton. Google Keep peut difficilement être considéré comme un « Evernote killer », tant les fonctionnalités sont simplifiées ici. C’est un service simple et efficace, sans doute encore loin du compte pour rivaliser avec Evernote. 

    Comme nous l’expliquait Jean-Marc Tassetto, le grand témoin à VEM le 7 février dernier (alors qu’il était encore directeur général de Google France), Google construit des plates-formes où inter-agissent les services ce qui donne à chacun de ces services un sens et une force incomparables. Et dans cette optique là Keep pourrait rapidement devenir assez incontournable !

    Suivez-moi et imaginons que soient développées les interactions entre Keep et :

    • Drive -> la note devient un « format » de Drive avec toutes les fonctions d’édition et de partage de cet outil (il paraît que c’est prévu…) ;
    • Gmail -> un mail devient une note d’un simple clic et rentre dans votre bloc notes ;
    • Google Agenda -> un événement devient une note avec une échéance pour faire de Keep un vrai pense-bête et ne pas oublier les anniversaires de Chrystel et Corinne ;-) ;
    • Google+ -> pour partager avec ses communautés ou cercles (ce qu’on peut déjà faire), et préparer des publications hors ligne par exemple… ;
    • Google Apps -> les notes deviennent collaboratives… 

    Dès lors, on ne serait plus très loin du gestionnaire de projets qui fait encore défaut à Google, même si un service connecté comme DO par exemple fait montre de grandes qualités. En fait Keep en mode collaboratif pourrait devenir une sorte de grand panneau d’affichage ou chacun viendrait épingler ses notes comme une espèce de main courante pour l’équipe.

    Bref, un petit dernier qui semble bien né, même s’il lui reste à « muscler son jeu » pour devenir une brique indispensable de la plate-forme collaborative de Google. 


  • Un p’tit nouveau chez le geant de Mountain View : Google Keep

    Pour ce « vendredi facile », il m’a semblé intéressant de me pencher sur le nouveau service lancé le 20 mars : Google Keep (voir la vidéo officielle de présentation). C’est un service de prise de notes très facile d’usage à partir d’un ordinateur, avec au choix un service web ou une application pour Chrome (qui fonctionne hors connexion !), et bien sûr d’une appli Android (tiens tiens, toujours pas d’appli Iphone à l’horizon…).

    En observant la copie d’écran de mon smartphone, on voit qu’il est très simple de créer une note classique, une liste avec cases à cocher, un enregistrement audio ou d’intégrer une photo… Comme toujours avec Google, tout se synchronise entre le téléphone intelligent, la tablette et l’ordinateur.

    D’emblée on pense évidemment à Evernote dont je vous parlais par là et qui fait un carton. Google Keep peut difficilement être considéré comme un « Evernote killer », tant les fonctionnalités sont simplifiées ici. C’est un service simple et efficace, sans doute encore loin du compte pour rivaliser avec Evernote. 

    Comme nous l’expliquait Jean-Marc Tassetto, le grand témoin à VEM le 7 février dernier (alors qu’il était encore directeur général de Google France), Google construit des plates-formes où inter-agissent les services ce qui donne à chacun de ces services un sens et une force incomparables. Et dans cette optique là Keep pourrait rapidement devenir assez incontournable !

    Suivez-moi et imaginons que soient développées les interactions entre Keep et :

    • Drive -> la note devient un « format » de Drive avec toutes les fonctions d’édition et de partage de cet outil (il paraît que c’est prévu…) ;
    • Gmail -> un mail devient une note d’un simple clic et rentre dans votre bloc notes ;
    • Google Agenda -> un événement devient une note avec une échéance pour faire de Keep un vrai pense-bête et ne pas oublier les anniversaires de Chrystel et Corinne ;-) ;
    • Google+ -> pour partager avec ses communautés ou cercles (ce qu’on peut déjà faire), et préparer des publications hors ligne par exemple… ;
    • Google Apps -> les notes deviennent collaboratives… 

    Dès lors, on ne serait plus très loin du gestionnaire de projets qui fait encore défaut à Google, même si un service connecté comme DO par exemple fait montre de grandes qualités. En fait Keep en mode collaboratif pourrait devenir une sorte de grand panneau d’affichage ou chacun viendrait épingler ses notes comme une espèce de main courante pour l’équipe.

    Bref, un petit dernier qui semble bien né, même s’il lui reste à « muscler son jeu » pour devenir une brique indispensable de la plate-forme collaborative de Google. 


jeudi 9 mai 2013

  • Transport ferroviaire et mobilité : He said Capitaine, I said Train !

    Capitaine Train est une jeune startup dont le leitmotiv est de “révolutionner l’achat de billets de train” en proposant le meilleur service pour la réservation de billets en un minimum de temps. Elle a été récemment récompensée dans la catégorie « Jeune pousse » lors des Travel d’Or 2013. Au delà du contexte politique d’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire en Europe et du paquet ferroviaire, comment se positionne Capitaine Train, quels sont les services proposés par le site ?

    En avril dernier, Voyages-sncf.com faisait la une de l’e-tourisme lors d’une conférence de presse qui annonçait d’une part le déploiement de son offre dans toute l’Europe, d’autre part de nouvelles innovations dans le numérique que ce soit en matière de préparation de voyage, de réservation et de billet dématérialisé. L’actualité est moins récente mais la SNCF s’est engagée auprès de l’Autorité de la Concurrence en 2009 à traiter toutes les agences de voyages à égalité avec sa filiale Voyages-sncf.com notamment sur la commercialisation de toutes ses offres promotionnelles, une connection facilitée à son système de réservation et l’impression des billets de train par les internautes. Capitaine Train est un site Internet de vente de billets de train connecté à l’offre de la SNCF sous contrat d’accès aux systèmes de réservation. On ne parlera donc pas ici d’Open Data au sens strict du terme, d’autant que la SNCF propose en parallèle une plate-forme bêta de données ouvertes qui regroupe principalement les connections, horaires et services sans les données commerciales nécessaires pour la vente de billet.

    En termes de réservation, Capitaine Train ne dispose pas encore d’une application officielle mais seulement d’un site Internet qui garde les mêmes proportions quelque soit le terminal de lecture. Au stade Geoffroy Guichard de Saint-Etienne, cité emblématique du design qui trouve un écho jusque sur le site web de l’Office de tourisme, on sifflerait hors-jeu sur les préconisations relatives aux enjeux du multi-écran et du responsive design. Restons fair-play, puisque sur son blog à la plume plutôt décontractée, Capitaine Train reconnaît humblement que l’expérience d’achat en mobilité n’est pas encore optimale et déclare continuer à travailler sur des applications mobiles natives pour iOS et Android. Faute avouée, à demi sanctionnée. En revanche les possesseurs de tablettes peuvent faire la ola, depuis quelques jours le site de Capitaine Train est maintenant compatible avec les iPads et les tablettes Android.

    Capitaine Train est maintenant compatible avec les iPads et les tablettes Android.

    La révolution amenée par le mobile dans le transport réside entre autres dans la dématérialisation du billet. Plus besoin d’attendre de le recevoir par la poste, avec le risque de ne jamais le recevoir. Ni de l’imprimer en borne, pour peu que vous en trouviez une qui ne soit pas hors service. Ni même de le retirer au guichet le jour du départ, en maudissant la file d’attente devant vous qui risque de vous faire manquer votre train ou le préposé qui ferme le guichet à votre nez et barbe. Votre billet est désormais dans votre mobile, disponible hors connection Internet, votre seule préoccupation sera d’avoir suffisamment de batterie pour présenter votre billet dématérialisé dans votre téléphone au contrôleur qui va le scanner avec sa douchette tel le poinçonneur des temps modernes. Terminés les p’tits trous – Des trous de seconde classe, des trous de première classe. Gainsbourg enfin exaucé : le Poinçonneur des Lilas va enfin pouvoir rejoindre son grand trou. Charmant.

    Ainsi la dernière mise à jour de l’application Voyages-sncf.com propose le m-billet pour les voyages TGV et Intercités (ex trains Corail), elle est disponible sur la plupart des terminaux équipés iOS et Android sur smartphone, tablette, Blackberry et Windows Phone. Pour l’anecdote, Capitaine Train avait grillé la priorité à la filiale de la SNCF avec la génération de billets dématérialisés en codes-barres quelques semaines auparavant. Sans application officielle, le principe d’utilisation nécessite le téléchargement d’une application tierce pour centraliser vos passes, coupons et cartes de fidélité telle la native Passbook pour iPhone ou la non-officielle PassWallet pour Android. Vous recevrez sur l’application un pass avec un code-barres qui permettra au chef de bord de scanner et contrôler votre billet. Ultime solution, il est aussi possible de présenter au contrôleur le code-barres de la confirmation e-billet (le fichier PDF que vous aurez reçu par email) directement sur l’écran de votre smartphone. Un bémol tout de même dans la stratégie des développements, on a l’impression que Capitaine Train a mis la charrue avant les boeufs avec le lancement du m-billet. En effet, assez naïvement, on peut penser que les premiers bénéficiaires du m-billet seront les utilisateurs de smartphones. Hors en l’état le site de réservation se lit parfaitement sur les ordinateurs de bureau et plus récemment sur tablettes, ce qui n’est pas le cas sur smartphone où l’expérience de réservation est loin d’être optimale. Gageons que les applications de Capitaine Train sortent rapidement pour assurer la continuité de services qui fait tout de même aujourd’hui défaut.

    Quoiqu’il en soit et pour conclure, grâce aux données de réservation fournies par la SNCF, c’est l’ensemble de cet écosystème mobile du transport qui est gagnant :

    • La SNCF dont l’objectif premier est de remplir ses trains même si elle préférerait certainement vendre ses billets directement via sa filiale et sans intermédiaires.
    • Capitaine Train qui se rémunère exclusivement sur les commissions reversées par les transporteurs.
    • Sans oublier évidemment le client qui bénéficie de toujours plus de fonctionnalités dans cette course à l’innovation.

    NDLR : Comme référence au titre de l’article et pour démarrer la journée avec une dose de bonne humeur, notamment pour les courageux et courageuses qui n’ont pas la chance de faire les viaducs de mai, réjouissez-vous avec le clip aux couleurs délavées du mythique et déjanté Captain Sensible qui ne laissera certainement pas vos zygomatiques Insensibles et reprenez tous en chœur pour vous donner justement du cœur à l’ouvrage : He said Captain’, I said wot !


  • Transport ferroviaire et mobilité : He said Capitaine, I said Train !

    Capitaine Train est une jeune startup dont le leitmotiv est de “révolutionner l’achat de billets de train” en proposant le meilleur service pour la réservation de billets en un minimum de temps. Elle a été récemment récompensée dans la catégorie « Jeune pousse » lors des Travel d’Or 2013. Au delà du contexte politique d’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire en Europe et du paquet ferroviaire, comment se positionne Capitaine Train, quels sont les services proposés par le site ?

    En avril dernier, Voyages-sncf.com faisait la une de l’e-tourisme lors d’une conférence de presse qui annonçait d’une part le déploiement de son offre dans toute l’Europe, d’autre part de nouvelles innovations dans le numérique que ce soit en matière de préparation de voyage, de réservation et de billet dématérialisé. L’actualité est moins récente mais la SNCF s’est engagée auprès de l’Autorité de la Concurrence en 2009 à traiter toutes les agences de voyages à égalité avec sa filiale Voyages-sncf.com notamment sur la commercialisation de toutes ses offres promotionnelles, une connection facilitée à son système de réservation et l’impression des billets de train par les internautes. Capitaine Train est un site Internet de vente de billets de train connecté à l’offre de la SNCF sous contrat d’accès aux systèmes de réservation. On ne parlera donc pas ici d’Open Data au sens strict du terme, d’autant que la SNCF propose en parallèle une plate-forme bêta de données ouvertes qui regroupe principalement les connections, horaires et services sans les données commerciales nécessaires pour la vente de billet.

    En termes de réservation, Capitaine Train ne dispose pas encore d’une application officielle mais seulement d’un site Internet qui garde les mêmes proportions quelque soit le terminal de lecture. Au stade Geoffroy Guichard de Saint-Etienne, cité emblématique du design qui trouve un écho jusque sur le site web de l’Office de tourisme, on sifflerait hors-jeu sur les préconisations relatives aux enjeux du multi-écran et du responsive design. Restons fair-play, puisque sur son blog à la plume plutôt décontractée, Capitaine Train reconnaît humblement que l’expérience d’achat en mobilité n’est pas encore optimale et déclare continuer à travailler sur des applications mobiles natives pour iOS et Android. Faute avouée, à demi sanctionnée. En revanche les possesseurs de tablettes peuvent faire la ola, depuis quelques jours le site de Capitaine Train est maintenant compatible avec les iPads et les tablettes Android.

    Capitaine Train est maintenant compatible avec les iPads et les tablettes Android.

    La révolution amenée par le mobile dans le transport réside entre autres dans la dématérialisation du billet. Plus besoin d’attendre de le recevoir par la poste, avec le risque de ne jamais le recevoir. Ni de l’imprimer en borne, pour peu que vous en trouviez une qui ne soit pas hors service. Ni même de le retirer au guichet le jour du départ, en maudissant la file d’attente devant vous qui risque de vous faire manquer votre train ou le préposé qui ferme le guichet à votre nez et barbe. Votre billet est désormais dans votre mobile, disponible hors connection Internet, votre seule préoccupation sera d’avoir suffisamment de batterie pour présenter votre billet dématérialisé dans votre téléphone au contrôleur qui va le scanner avec sa douchette tel le poinçonneur des temps modernes. Terminés les p’tits trous – Des trous de seconde classe, des trous de première classe. Gainsbourg enfin exaucé : le Poinçonneur des Lilas va enfin pouvoir rejoindre son grand trou. Charmant.

    Ainsi la dernière mise à jour de l’application Voyages-sncf.com propose le m-billet pour les voyages TGV et Intercités (ex trains Corail), elle est disponible sur la plupart des terminaux équipés iOS et Android sur smartphone, tablette, Blackberry et Windows Phone. Pour l’anecdote, Capitaine Train avait grillé la priorité à la filiale de la SNCF avec la génération de billets dématérialisés en codes-barres quelques semaines auparavant. Sans application officielle, le principe d’utilisation nécessite le téléchargement d’une application tierce pour centraliser vos passes, coupons et cartes de fidélité telle la native Passbook pour iPhone ou la non-officielle PassWallet pour Android. Vous recevrez sur l’application un pass avec un code-barres qui permettra au chef de bord de scanner et contrôler votre billet. Ultime solution, il est aussi possible de présenter au contrôleur le code-barres de la confirmation e-billet (le fichier PDF que vous aurez reçu par email) directement sur l’écran de votre smartphone. Un bémol tout de même dans la stratégie des développements, on a l’impression que Capitaine Train a mis la charrue avant les boeufs avec le lancement du m-billet. En effet, assez naïvement, on peut penser que les premiers bénéficiaires du m-billet seront les utilisateurs de smartphones. Hors en l’état le site de réservation se lit parfaitement sur les ordinateurs de bureau et plus récemment sur tablettes, ce qui n’est pas le cas sur smartphone où l’expérience de réservation est loin d’être optimale. Gageons que les applications de Capitaine Train sortent rapidement pour assurer la continuité de services qui fait tout de même aujourd’hui défaut.

    Quoiqu’il en soit et pour conclure, grâce aux données de réservation fournies par la SNCF, c’est l’ensemble de cet écosystème mobile du transport qui est gagnant :

    • La SNCF dont l’objectif premier est de remplir ses trains même si elle préférerait certainement vendre ses billets directement via sa filiale et sans intermédiaires.
    • Capitaine Train qui se rémunère exclusivement sur les commissions reversées par les transporteurs.
    • Sans oublier évidemment le client qui bénéficie de toujours plus de fonctionnalités dans cette course à l’innovation.

    NDLR : Comme référence au titre de l’article et pour démarrer la journée avec une dose de bonne humeur, notamment pour les courageux et courageuses qui n’ont pas la chance de faire les viaducs de mai, réjouissez-vous avec le clip aux couleurs délavées du mythique et déjanté Captain Sensible qui ne laissera certainement pas vos zygomatiques Insensibles et reprenez tous en chœur pour vous donner justement du cœur à l’ouvrage : He said Captain’, I said wot !


mardi 7 mai 2013

  • Meilleurs moments pour envoyer une campagne d’emailing

    En dehors de la qualité du titre de la  lettre d’information et bien entendu du contenu, on sait que le jour et l’heure d’envoi ont une incidence sur le taux d’ouverture. Pure360 vient de partager une infographie  sur les meilleurs moments de la journée pour envoyer une campagne d’emailing dans le tourisme.  Ce travail se base sur un panel de 5403 courriels (campagnes ?).

    4 moments de la journée sont a priori préférables pour envoyer une campagne :

    • Entre 11h et 12h (Taux d’ouverture moyen de 40 %, taux de clic moyen pouvant atteindre 17 %) ;
    • Entre 14h et 16h (Taux d’ouverture autour 41 %, taux clic autour 12,5 %)  ;
    • Entre 17 et 18 h ( (Taux d’ouverture moyen de 40 %, taux de clic moyen de 12 %) ;
    • Enfin entre 22 et 23 h  (Taux d’ouverture moyen de 37 %, taux de clic moyen de 10 %).

    Votre propres campagnes confirment ces horaires et ces taux ?


lundi 6 mai 2013

  • Le tour de France du web touristique : étape Val de Garonne

    C’est avec un plaisir tout particulier que je rédige ce billet pour le tour de France du web touristique : le Lot-et-Garonne est une de mes régions préférées de France, région que je visite assidûment chaque année depuis cinq ans. Et comme j’y retourne dans moins d’un mois pour mon désormais traditionnel ressourcement printanier, jumelons l’utile à l’agréable et découvrons le Val de Garonne par son nouveau site web!

    Dès la page d’accueil, le diaporama de photos panoramiques permet au visiteur de découvrir rapidement six thématiques proposées, allant de la randonnée pédestre  aux vignobles du Marmandais. Le menu de navigation est assez simple, avec cinq grandes sections qui proposent la plupart des sous-catégories lorsque cliquées.

    Bonne idée que la section Rencontrez qui propose, entre autres, des vidéos et témoignages de locaux (habitants et professionnels). Les vidéos, juste assez courtes, bien montées et soutenues par des propositions d’itinéraires et une application cartographique. On trouve également dans cette section la web série promotionnelle imaginée autour du concept du jeu des 7 familles. Le premier épisode d’environ une minute présente la famille « tu étais où ? » raconter ses vacances. Original comme concept; on attend maintenant de découvrir les six autres familles. 

    On retrouve d’autres vidéos promotionnelles intéressantes dans la section Le Val de Garonne en images. L’office de tourisme a bien compris l’importance de la vidéo pour séduire les visiteurs potentiels. Une vidéo présente même l’office de tourisme Nouvelle Génération.

    Cependant, toujours dans la section Rencontrez, l’image associée à la section Nos parcours de visite ( un écran d’accueil d’un smartphone personnalisé à l’office de tourisme)  donne l’impression d’accéder à une application mobile, ce qui n’est pas le cas : quelques propositions de visites et liens d’intérêts seulement.

     

    Les fiches d’entreprises sont concises et bien montées : carte, diaporamas de photos et fonctionnalités de partage sur les réseaux sociaux. Bonne idée d’indiquer par un pictigramme si les hôtels disposent du wifi dans la présentation sommaire des résultats. Cependant, pas de réservation en ligne.

    À partir des fiches, on peut se créer un panier,  mais il semble y avoir un bug avec cette application car le contenu ajouté n’est pas accessible par la suite si on retourne dans le panier depuis le menu principal. C’est une page blanche qui apparaît. 

    La présence de l’office de tourisme sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Flickr et Youtube) se démarque dans l’entête du site alors que les utilitaires se retrouvent comme d’habitude en bas de page : du toujours essentiel Plan du site jusqu’aux brochures, virtuellement accessibles par l’application Calameo. En plus de proposer une version mobile, le site est conçu de façon à être parfaitement navigable à partir d’une tablette. Un plus!

    Bref, le nouveau site de l’office de tourisme de Val de Garonne est une belle invitation touristique. Simple, instinctif, visuellement attrayant et rempli de contenus vidéos intéressants, il permet avec facilité la découverte et la planification de vacances pour cette belle région. Et pour moi, J-24 avant de découvrir Marmande, capitale de la tomate! J’avoue que je l’ignorais.


vendredi 3 mai 2013

  • Le tour de France du web touristique : étape Auxerre

    On devrait toujours aller à Auxerre. Pâle adaptation du fameux : « On ne devrait jamais quitter Montauban », du regretté M.Fernand des Tontons Flingueurs. C’est ce que je me suis dis après avoir visité le nouveau site de l’office de tourisme d’Auxerre, troisième étape de notre tour de France du web touristique.

    Tout commence par une meta description minimaliste et en accord avec les termes de Google (12 à 24 mots, 160 caractères), sous l’occurrence de « l’Office de tourisme d’Auxerre et de l’Auxerrois dans l’Yonne en Bourgogne »  : « Présente les ressources touristiques de la ville, son patrimoine ». C’est on ne peut plus clair.

    L’arrivée sur le site, via mon pc, m’invite d’emblée à lancer la vidéo sur les secrets d’Auxerre (mais pas sur mon iPad). De belle facture et très largement visionnée (plus de 7800 en quelques semaines), mais un peu longue à mon goût avec ses 3 minutes 20. Le site est bien en responsive design quoique avec un léger décalage hors champ sur ma tablette.

    Il se présente à la mode des sites images (Lyon dans les offices de tourisme faisant école), ou bien des réseaux sociaux photos tels qu’Everplace, ou Trippy par exemple, dont nous avons déjà fait écho ici. Une différence, l’absence de méga-titres qui me fait défaut : j’aime bien savoir à quoi correspondent les grandes photos qui mangent 40% de la home.

    Un bon point, le positionnement clair de la destination, sous sa marque à gauche : Auxerre en Bourgogne (on sait où on est et du coup on pourrait s’attendre à trouver ici une carte, en fait il faut se diriger dans le menu pour aller sur l’onglet Localisez-nous) et deux positionnements, l’un géographique Auxerre et sa région, l’autre thématique reposant sur Vignoble et Gastronomie.

    Un menu défilant photo et titré celui-ci, présente les événements en cours ou à venir : pas de doute, la clef d’entrée n’est pas que territoriale elle est aussi événementielle (un très bon point pour moi car le touriste attend de la vie locale). Ce menu est tout en bas de la home.

    La barre de commandes est simple : 4 actions autour des 4 temps de consommation (que visiter, où dormir, où manger et que faire ?). On ne devrait pas se poser plus de questions me semble-t-il : ici c’est très bien organisé, le tout lié à un massif RESERVEZ (en capitales, difficile à rater mais que j’ai trouvé inactif dès lors que j’ai identifié un hôtel à mon goût, alors que le lien vers l’outil de réservation départemental a bien fonctionné).

    Les produits sont accessibles soit par le moteur de recherche soit par une segmentation clientèle : on propose au visiteur de s’identifier à des segments de marchés via des photos. 

    Le choix de la maquette, et du noir et blanc, fonde un site élégant et facile à consommer. On devrait toujours aller à Auxerre. Il paraît qu’en hiver, on peut y échapper au brouillard de la plaine bourguignonne (private joke).

     

     


jeudi 2 mai 2013

  • Nouvel outil pour analyser le processus décisionnel de voyage multicanaux

    Au courant de la semaine dernière, Google Think Insights a mis en ligne un nouvel outil The Customer Journey to Online Purchase permettant d’obtenir des données sur le  processus décisionnel du voyageur en fonction des multiples canaux disponibles sur le web médias sociaux, marketing par courriel, référencement organique, sites référents, achat de mots clés (display versus search), etc. Ces données sont présentées par cycle d’achat du voyageur ce qui permet de facilement voir le rôle de chacune des sources dans le processus décisionnel

    Ces informations sont intéressantes car elles permettent d’avoir une vision plus holistique du processus de planification de voyage et de peaufiner la stratégie web pour rejoindre les voyageurs. Les données sont disponibles pour la France également (mais malheureusement pas pour le Canada). Il est aussi possible de comparer avec d’autres pays. Voyons voir les informations pour le voyageur en France:

    D’autres rapports sont également disponibles sur l’outil. Et v ous, quelles sont vos sources d’informations pour obtenir du data sur le comportement de vos voyageurs? Partagez-les ici! 

     


mardi 30 avril 2013

  • Quelques bonnes raisons pour abandonner votre compte twitter

    Faut-t-il fermer le comtpe twitter de votre office de tourisme? Si votre clientèle est essentiellement française, vous pouvez vous poser la question, à la lecture de cette enquête IPSOS et Aura Mundi. Elle nous apprend que si 89% des français  connaissent Twitter l’existence du réseau, ils ne sont que 5% à y avoir un compte et l’utiliser. Cela ne représente finalement que 2,3 millions de français. Et, parmi ces 5% d’actifs, 6 sur 10 se contentent de lire au moins une fois tous les deux jours.

    Ceux qui tweetent ne sont donc pas nombreux : ils ne sont qu’un tiers (33%) à émettre des tweets au moins une fois tous les deux jours, seuls 13% émettant des tweets plusieurs fois par jour..  et il s’agit principalement de jeunes (entre 15 et 35) masculins et urbains.

    Ceux qui utilisent Twitter pour s’informer sont plus nombreux : ce sont 59% des twittos actifs, soit 1,4 millions de personnes. Encore faut-il qu’ils soient abonnés à votre compte…

    Coté développement potentiel, l’enquête n’est pas plus enthousiasmante : le potentiel de nouveaux utilisateurs de Twitter reste assez limité. La plupart des personnes n’utilisant plus leur compte Twitter actuellement ou n’ayant pas de compte Twitter n’ont pas l’intention d’en créer un ou de l’utiliser à nouveau (93%).

    Cette relatif manque d’intérêt pour twitter se ressent dans les comptes des DMO français, notamment si on compare aux USA, ou l’utilisation de twitter est très utilisé durant le voyage. Les comptes twitter des villes des USA ont souvent plusieurs dizaines de milliers d’abonnés, et évidemment, l’interaction avec les visiteurs y est importante. Twitter est donc utilisé comme un agent d’accueil. Je relatais il y a 4 ans (déjà!) l’expérience de Portland, dans l’Oregon. Ca fonctionne toujours, avec plus de 35000 abonnés!

    Six bonnes raisons pour abandonner votre compte twitter!

    Force est de constater qu’en France, l’engouement n’est pas le même. Force est de constater également que les offices de tourisme et/ou CDT n’ont pas toujours mis toutes les chances de leur coté pour que ça fonctionne correctement! si la création d’un compte sur twitter est gratuite et prend 5 minutes, gagner des followers, générer de l’interaction, intéresser les journalistes ne s’improvise pas. Cela demande une véritable stratégie! Et à voir de nombreux exemples, on comprend pourquoi ça ne marche pas.

    Aussi, à l’attention des managers, voilà six bonnes raisons pour abandonner votre compte twitter; (sans rancune pour les collègues qui se reconnaitront ci-dessous dans les illustrations. J’avais un choix large pour trouver des exemples, c’est tombé sur vous!  

    Raison 1 : Vous n’avez pas d’abonnements

    Vous voulez gagner des abonnés (followers), mais vous-même n’avez pas pris le temps de vous abonner à un certain nombre de comptes qui pourraient interagir avec vous : ne serait-ce que la presse locale, les principaux influenceurs du territoire, ou ceux qui en parlent. Ce n’est pas comme ça que vous allez gagner des abonnés!

     

     

    Raison 2 : vous twittez automatiquement les infos de votre page facebook sur votre compte twitter

    Certes, c’est automatique, mais franchement, ça énerve vos lecteurs. A chaque fois qu’ils tombent sur un de vos messages, le lien les mène vers la page Facebook avec la dernière information sortie. Comme en général, les twittos sont sur les deux réseaux, ça ne sert pas à grand chose, sauf à ne pas avoir à se soucier de son compte twitter. Les twittos étant un peu geek, ils savent qu’un lien commençant par « fb » va les emmener vers une page facebook.

     

    Raison 3 : tous vos twitts sont à caractère promotionnel

    Vous ne diffusez sur votre compte twitter que des informations sur les manifestations à venir, sans re-éditorialiser. Le pire, c’est d’automatiser la rediffusion intégrale du guide des animations 

     

    Raison 4 : vous n’alimentez pas votre compte twitter

    C’est vrai, ça prend du temps, et puis la personne de l’équipe qui s’en occupe peut être en vacances… Mais il n’y a rien de pire que de voir un compte twitter non alimenté depuis des semaines

     

    Raison 5 : vous n’êtes pas lisible sur twitter

    Regardez le résultat de cette recherche sur le terme « tourisme » sur twitter, et calculez le nombre d’offices de tourisme qui affichent comme nom « office de tourisme » sans préciser la destination. Dommage pour que l’abonné potentiel vous identifie, à moins de scruter l’adresse dans le détail. Pire, lorsque c’est le nom d’un service :

     

    Raison 6 : vous ne faites pas de veille sur le nom de sa destination.

    Afin de créer de l’interaction, vous avez tout intérêt à regarder qui parle de votre destination sur twitter, ne serait-ce que pour souhaiter la bienvenue, ou répondre aux questions posées. Ne pas vous limiter au hashtag, il n’est pas utilisé par tout le monde. Ci-dessous, un bon exemple de Portland

     

    Mesurez votre efficience sur twitter

    Si vous voulez aller un peu plus loin pour analyser votre performance sur le réseau, vous pouvez déjà calculer votre Klout score, en allant sur www.klout.com. Le site Twopcharts, qui a beaucoup d’autres fonctionnalités, permet d’analyser son twopscore, sur un total de 10. Il mixe le nombre d’abonnés, le nombre d’abonnements, la publication des tweets, etc.

    Comme vous le voyez, même (surtout) chez etourisme.info, on a des progrès à faire en interaction twitter… On pourrait se demander si on n’a pas intérêt à abandonner ce compte (@etourismeinfo, si vous voulez vous abonner)   


lundi 29 avril 2013

  • L’école des autodidactes

    Cyber-entretien(*) avec Peter Campbell, General Manager, Wellington, Nouvelle-Zélande

    Bonjour. Vous êtes à l’origine du projet d’Ecole pour autodidactes pour le monde du tourisme dans votre pays. Comment est née cette idée ?

    Il est devenu banal de dire que tout va de plus en plus vite avec le numérique. Cela a entrainé un gros problème sur le plan de l’éducation. Le système pédagogique a systématiquement un temps de retard sur les évènements. Ce qui fait que bien trop souvent maintenant, l’élève en sait plus que le maitre. D’où une question que beaucoup se posent sur la planète: quelle système de formation imaginer face à une connaissance en permanente ébullition ? Avec nos collègues du monde du tourisme nous avons bien réfléchi à ce problème et nous en avons conclu que le chemin le plus évident était l’autodidaxie. Si nous ne prenons pas en charge notre propre formation, si nous ne devenons pas autodidactes, nous courrons le risque de devenir des analphabètes numériques. 

    Je comprends bien l’idée, mais on ne peut pas dire au gens, du jour au lendemain, qu’ils doivent assumer seuls leur formation ! 

    Bien entendu, cela serait particulièrement irréaliste. C’est pour cela que nous avons agi progressivement. Plus exactement nous avons développé notre démarche en trois temps. Un premier autour de la veille, un second autour de la «curation», un troisième autour de l’auto-production. Nous avons démarré par la veille car nous vivons avec le web dans un centre de recherche à ciel ouvert. Toutes les pensées, toutes les innovations, toutes les nouvelles idées sont publiées sur la toile. Et il serait dommage de ne pas profiter de cette incroyable richesse. Pour nous la base de l’apprentissage doit être la curiosité. Qu’est-ce qui se passe de nouveau et d’intéressant ? En quoi cela peut-il changer mes idées et mes pratiques ? S’intéresser aux idées et actions des autres est déjà un acte d’auto-formation. Pour cela nous avons recruté parmi les personnels une équipe de «veilleurs» qui ont mis en place un suivi étroit des publications numériques, qui ont créé un système d’alertes très  pointu, et agrégé les flux RSS les plus fertiles. Au début nous avons utilisé Google Reader  et maintenant nous faisons cela sur Feedly. Cette équipe de veille s’est organisée autour d’un blog, mis à jour quotidiennement qui rediffuse les information trouvées et sélectionnées. Chaque fois q’un veilleur trouve un contenu intéressant, il le sauvegarde sur Evernote avec éventuellement un petit enrichissement via un commentaire ou un surlignage. Ensuite le lien vers le document Evernote est posté sur le blog. On est sûr ainsi de ne pas aller vers un lien mort et surtout on capitalise tous les contenus intéressants. 

    Et les acteurs du tourisme s’y sont intéressé ? 

    Au début cela a été vu comme une source d’information en plus, du temps à consacrer alors qu’on avait le sentiment d’en manquer ! Un important travail a été fait par les managers pour sensibiliser les populations et les motiver à ce nouveau «rituel de veille». Et petit à petit il est devenu évident pour tous les acteurs touristiques de consacrer chaque jour un temps pour savoir ce que pensent et font les autres. Quand l’habitude s’est stabilisée en interne nous l’avons propagée auprès des cibles externes afin que nous puissions tous profiter du même accès à la réalité et aux richesses. 

    Ce qui vous a permis de passer à la seconde étape. 

    En effet, la veille était pour nous un socle. Elle créait les bases d’une connaissance partagée et surtout donnait envie d’apprendre. Et la nous sommes passés à la «curation de contenus». Il existe de nombreux contenus pédagogiques sur le web, conférences, tutoriels, screencasts, ebooks. Malheureusement ils sont dispersés et sont un peu comme des aiguilles dans des bottes de foin. La curation de contenus permet de les identifier et de les assembler pour les mettre à disposition des utilisateurs. C’est donc un travail de synthèse et de mise en scène qui est ainsi effectué. Pour cela nous avons utilisé des technologies comme Storify ou Pearltrees. Nous les avons annoncés sur le blog et stockés sur un Wiki da façon à organiser notre campus interne. Là aussi nous avons fait appel au volontariat et nous avons constatés que les populations de «veilleurs» étaient différentes de celles des «curateurs». Les premiers veulent détecter, trouver, dénicher. Les seconds veulent organiser, contextualiser, relier. 

    Tout cela pour en arriver à la troisième étape, celle de l’auto-production. 

    Il y a une phrase que j’aime bien et qui dit : «l’expert est celui qui sait et le pair celui qui sait faire». Nous avons donc voulu faire un campus entre pairs. Il se fait dans nos équipes des choses formidables mais nous ne prenons pas le temps de les partager. Nous avons donc demandé aux acteurs innovants de notre réseau de prendre un temps pour restituer leur savoir-faire en le modélisant et en le mettant à la disposition des autres. Nous leur avons proposé une méthode pour créer des contenus de micro-formation. Nous avons sectionné des outils et des logiciels. Et là nous avons formé les volontaires. Car en fait il s’agit ici de faire de l’ingénierie pédagogique et pour cela il faut partager une méthode et des pratiques. Un groupe de validation des contenus pédagogiques a également été créé pour recevoir et valider les micro-modules de formation avant de les diffuser. Ces contenus, une fois validés sont mis en ligne dans des campus thématiques bâtis autour de Google+ et accessibles de n’importe quel terminal, ordinateur, téléphone ou tablette. A ce propos nos chiffre indiquent une croissance impressionnantes des usages pédagogiques sur terminaux mobiles. Téléphones ou tablettes sont peut-être déjà devenus les outils idéaux de l’auto-formation.

    Est-ce que cela a amené à des économies sur le budget formation ? 

    Ce n’est pas ce que nous recherchions. Nous voulions être plus efficaces et non moins chers. C’est pour cela que tous les budgets consacrés à la formation on été investis dans cette démarche pour la créer, l’animer et surtout la «récompenser». Nous avons créé une monnaie virtuelle, destinée à gérer les échanges autour de la formation. Chaque utilisateur reçoit en début d’année un quota de cette monnaie et doit l’affecter au fil de l’année aux auteurs de veille, de curation ou de contenus originaux. Chaque fin d’année les comptes sont arrêtés et les personnes qui se sont investies reçoivent un complément de salaire fondé sur les évaluations des utilisateurs. 

    Quels sont les principaux bénéfices d’une telle démarche ? 

    La vitalité du groupe est devenue beaucoup plus forte. Il existe maintenant une curiosité de tous les acteurs et une motivation renforcée par les liens d’information entre les structures. Les trois populations, veilleurs, curateurs et formateurs, montent en compétence et trouvent ici une reconnaissance qui les motive et les aide à progresser. La logique d’école entre pairs a permis de faire de la formation une action permanente et quotidienne qui fait partie des habitudes et qui est à l’usage beaucoup plus satisfaisante que la formation en salle. Cela n’empêche pas de se retrouver de temps en temps pour échanger autour de tous ces contenus. La formation est devenue un rituel partagé, une respiration pour tout notre réseau. Et surtout chacun se sent vraiment responsable de son «plan de formation individuel».

    Merci 

    (*) cyber-entretien : entretien qui aurait très bien pu être réel et qui ne recourt qu’à des technologies à notre disposition ;-)

     


vendredi 26 avril 2013

  • Le Mag de l’été est sorti, dossier spécial Internet de Séjour

    Le soleil est là, les premiers barbecues aussi, les ponts de mai pointent leur nez, moi même je revêts mon plus beau short pour écrire ce billet qui me projette dans cette belle saison estivale qui nous attend… et comme tout blogueur qui se respecte, je garderai un oeil sur les services numériques touristiques que la destination (que je n’ai pas encore choisie, j’attends vos retours d’expériences) pourra me proposer et saura me communiquer. 

    Alors, pour se mettre dans le bain, je suis tombé sur un magazine, qui pour une fois ne me conseille pas le miraculeux régime d’avant été. Ce magazine, aussi réel que les entretiens de mon ami Fred Soussin, aimerait faire sa Une sur trois défis à vous proposer pour exploiter l’Internet pendant le séjour de vos touristes estivaux. 

    Nous sommes fin avril, cela nous laisse encore quelques semaines pour oser, tenter, faire les fous… et surtout étonner le touriste par notre dynamisme et notre prise de conscience des comportements et usages de nos touristonautes. Je vous propose donc un voyage dans le futur, un futur qui ne rime pas forcément avec usine à gaz, mais qui nous ferait tant plaisir, nous pauvres touristes connectés, neuneux, feignants, bigleux :)  

     

    Défi 1 : Le Moment « Apéro Cahouette Tablette », recevoir le bon plan de demain

    Nous n’avons pas une vision exhaustive du tourisme numérique, mais quand on parle d’Internet de séjour, on oublie trop souvent qu’il y a un moyen abordable d’apporter du conseil et de l’expertise fraîche, pour le lendemain, sans même à avoir créer un site à forte valeur ajoutée. Et si déjà tout simplement, vous proposiez à vos touristes de s’abonner à une newsletter qu’il recevra tous les soirs à 18h, quand les amis, la famille se posent, que les bouchons sautent et que la tablette tactile se fait une place sur la table de l’apéro, le fameux Apéro Cahouette Tablette. Dans cet email, je reçois votre bon plan de demain, votre resto coup de coeur et votre « deal » / offre spéciale d’un adhérent.

    Concrètement ? Un blog wordpress dans lequel vous rédigez un billet par jour (vous = toute l’équipe de l’OT rédige XXX billets simples) et vous planifiez l’heure et la date de diffusion de chaque billet. De Juillet à fin Août dans un premier temps, vous rédigez 62 billets simples sur ce format. 

    Si on pousse le bouchon un peu plus loin, vous demandez juste à votre touriste de rentrer ses dates d’arrivée et de départ dans un gestionnaire d’envoi d’emailings et uniquement pendant cette période, vous lui rendez ce service, qui s’arrête à la date de retour et se conclut avec un super email de retour, lui demandant son avis en ligne, l’invitant à continuer les vacances sur vos Facebook, Instagram et autres réseaux. 

     

    Défi 2 : Remplacer les pubs des hypers par vos applis

    Pour aller dans le sens du Schéma d’Accueil et de Diffustion de l’Information que développe les Offices de Tourisme de France, nous vous recommandons d’identifier les flux touristiques majeurs et surtout dans cet exemple, les parkings à touristes, les fameux parkings que vous connaissez par coeur, qui sont tous entourés de grands panneaux 4×3 louant les bienfaits du Loué à 8,90€ le kilo. C’est sympa pour les hypermarchés et pour la filière porcine, mais si vous souhaitez optimiser le nombre de téléchargement de votre superbe application de séjour dont le touriste doit pour le moment deviner l’existence en prenant la température de l’air, l’index levé au ciel, pensant ainsi capté le wifi territorial dont il aura aussi deviner l’existence. Une campagne d’affichage sur des périodes déterminées de forte affluence pourrait sans doute créer un étonnement fort positif chez notre touriste connecté même pendant son séjour ou sa visite chez vous. 

    Voici un exemple encore trop rare, capturé à Narbonne, lors d’une réunion dédiée au sujet de l’Internet pendant le séjour, positionnée proche du parking de la gare, l’idée est plutôt maline. Manquerait plus que le support physique 4×3 intègre un hotspot wifi et là, moi, c’est sûr, je passe mes vacances à Narbonne !

     

    Défi 3 : Comme nos cousins québécois, réintroduisons le conseiller en séjour hors les murs

    Nos multiples tours de France des offices de tourisme depuis le début de l’année et les riches échanges que nous avons pu avoir nous font dire que l’été 2013 va voir pousser les initiatives de conseil en séjour hors les murs des offices de tourisme, à la rencontre des touristes, dans les rues, sur les plages, dans les artères commerçantes. En voilà une très bonne nouvelle, qu’ils soient sur des triporteurs, sur des segways ou tout simplement en tongs, les touristes estivaux devraient être agréablement étonnés par cette expertise de la destination en mode « push » ou « je n’attends pas le touriste dans les murs de l’OT ».

    Voici un petit aperçu des initiatives déjà entreprises, la liste n’est pas exhaustive, profitez de la zone commentaires pour partager votre bonne idée.

    Nous comptons sur vous pour nous faire remonter photos, vidéos, articles de presse pour refaire un joli billet sur les initiatives de l’été ! 


jeudi 25 avril 2013

  • L’infographie façon easy

    Besoin de réaliser une infographie ? Et hop, voici pour vous une alternative à Piktochart et Infogr.am que nous vous avons présenté il y a quelques temps, j’ai nommé : Easel.ly, facile hein ! :)

    La prise en main de l’outil est ultra simple et les fonctionnalités claires et nombreuses !

    Ajout de personnages, de badges, bannières, flèches, textes… vont vous permettre de personnaliser le message de votre infographie et de la mettre en forme comme bon vous semble !

    Par ailleurs il est possible de modifier le fond de l’infographie en choisissant parmi plusieurs univers coloriels, voire de choisir parmi différents thèmes prédéfinis. La customisation, très poussée vous permettra d’insérer photos, logos, textes, badges… comme bon vous semble ! De quoi créer vraiment un document de com’ afin de faire passer un message, mettre en avant graphiques, chiffres et valeurs…

    Après avoir longtemps fouillé à travers Internet pour créer des infographies sympas et personnalisées, je trouve que ce service, gratuit et sans publicité, est carrément au top ! Bon pour les puristes, navré, l’interface est en anglais, comme bien souvent… mais bon vu le niveau requis… ;)

    Bref, simplicité oblige, je ne vous ferai pas l’affront de détailler pas à pas toutes les fonctionnalités, voici d’ailleurs à titre d’exemple « la Fabuleuse Veille des Blogueurs d’Etourisme.info », créée en… quelques minutes chrono !

    L'infographie de la veille des blogueurs d'Etourisme.info

    Lorsque votre infographie est terminée, on peut l’enregistrer, elle sera sauvegardée sur votre compte, ou la télécharger en JPG, voire l’intégrer directement dans son site web à l’aide du code HTML fourni.

    Du cousu main je vous dis ! Et vous, qu’en pensez-vous ? Mais… méfiez-vous, l’essayer c’est l’adopter !


mercredi 24 avril 2013

  • « Robert, muscle ton jeu… » de données !

     

    En 1998, l’entraîneur de foot Aimé Jacquet avait tancé son joueur Robert Pirès devant ses coéquipiers, lui assénant : « Muscle ton jeu Robert, si tu muscles pas ton jeu, fais attention, je t’assure, tu vas voir, tu vas avoir des déconvenues, parce que tu es trop gentil ». Nous au blog, on vous dit la même chose !

    Data, data, data
    Open, big, smart, la data est mise à toutes les sauces ces derniers temps, dans tous les secteurs, toutes les organisations, preuve s’il en est qu’il s’agit bien du nerf de la guerre.
    Chez les gestionnaires de destinations, cela s’apparente souvent à une tâche ingrate qui va permettre de créer l’annuaire partagé entre niveaux locaux, départementaux et régionaux destinés à alimenter sites internet, brochures et autres supports. Tellement ingrate que l’on s’échine avant tout à éviter les doubles saisies, consommatrices de temps et énergie jugés mal utilisés. Un peu a l’image de notre prestataire à qui x organismes envoient à peu près le même formulaire à saisir.

    Quel constat peut-on faire à l’échelle du web ?
    Tout d’abord, que Yahoo et cie ont abandonné il y a déjà quelques années le mode « annuaire » pour passer au moteur de recherche : trop d’informations, trop complexes à organiser, et sans intérêt surtout pour le client final.
    Les touristes ont déserté les agences de voyage car l’information délivrée manquait de personnalisation, et qu’ils pouvaient désormais accéder à des informations plus qualifiées sur des supports en ligne.
    N’en sommes-nous pas à peu prêt au même point ? Pouvons-nous encore nous contenter de délivrer une information de type annuaire, sans aucune personnalisation, prise en compte du contexte ? Allez-vous être le prochain Lycos-Rêves Évasion Voyage ?

    Mes collègues François et Pierre ont déjà développé ces idées lorsqu’ils évoquaient dans ce blog leurs concepts d’Internet de séjour, d’Internet du Moi, ou encore de Destination Yeld Management, il s’agit donc d’en remettre une petite couche sur le sujet.

    Josette, qui cherche une activité sportive pour occuper ses trois enfants pendant le pont de l’ascension va se retrouver le plus souvent avec une liste de 252 résultats, qui va nécessiter la consultation de 21 pages de résultats… Comme elle est motivée, elle va probablement regarder les trois premières pages (classées selon un ordre…aléatoire), comme elle le fait encore sur Google quand elle cherche le bon résultat à sa recherche (classées selon la pertinence). Comme elle a l’habitude d’un bon conseil auprès des offices de tourisme, qu’elle fréquente assidûment, elle passera un coup de fil ou enverra un mail pour obtenir quelques précisions par rapport aux 3-4 stages qu’elle envisage, et un conseiller en séjour qui connait bien ses prestataires lui apportera sûrement une réponse plus qualifiée. Cela va lui permettre de faire son choix, qu’elle validera définitivement après avoir contacté en direct le prestataire.
    Mais des « Josette », qui consacreront autant de temps et d’énergie (comme vous avec vos SIT), si fidèles à vos services, vous en connaissez beaucoup ?
    On a davantage à faire à des « Julie » qui vont se limiter à la première page de Google, valider sur Maps avec les avis présents, qui seront confirmés par ceux de Tripadvisor, et hop, c’est parti !

    « Robert, il va falloir muscler ton jeu ! »

    Aujourd’hui, nous nous positionnons en concurrence avec des acteurs tels que Google Maps/Local, Tripadvisor, Les Pages Jaunes…avec des données similaires. Sauf que ces acteurs les agrègent sur des territoires bien plus vastes, et sont entrés dans le quotidien de nos clients. Allez donc les persuader de quitter leur site/appli favori pour consulter les vôtres !
    Votre force, c’est bien la proximité, cette capacité à aller chercher LA donnée précise qui fera la différence. Certes, cela prend du temps au début, mais c’est probablement le service sur lequel vous pouvez encore faire la différence. Google ne s’y est pas trompé, et envoie désormais sur le terrain de jeunes diplômés en recherche d’emploi pour convertir les commerçants à ses outils maisons, non seulement pour les amener à utiliser Adwords à terme, mais surtout pour collecter la donnée la plus fine dans leurs bases de données. Guillaume Colombo, le directeur de l’Office de Tourisme de Mulhouse, me confiait la semaine dernière avoir mis quatre collaboratrices récemment sur ce travail de collecte fine… Ingrat dans un premier temps, mais à n’en pas douter, gagnant au final.
    Une solution consistera probablement à enfin ouvrir nos fameuses bases aux prestataires eux-mêmes, pour s’économiser un peu sur la mise à jour. Encore une fois, nos blocages institutionnels ne nous permettent pas de nous mettre à armes égales, quand certains prestataires seraient pourtant prêts à coopérer. Les propriétaires présents sur Airbnb ont bien compris l’intérêt de répondre à toutes les demandes, dans un délai raisonnable, ainsi que de mettre à jour leur calendrier ; ces trois données sont en effet immédiatement affichées sur leur annonce !

    « Robert, tu es trop gentil ! »

    Se pose alors la question de l’utilité d’investir tant de temps et d’énergie (encore et toujours !) dans ces fameuses bases de données si l’on ne peut rien en tirer. Est-il intéressant de collecter une donnée identique sur tous les prestataires d’une destination alors qu’à peine 20% concernent réellement les attentes de nos clients ? Ne devrions-nous pas tenter de collecter des données beaucoup plus précises, qui viennent davantage « matcher » les fameuses attentes de nos clients quitte à ne plus être exhaustifs, ne plus être neutres ? C’est-à-dire choisir les plus motivés, les plus intéressants, ceux qui apportent une réelle plus-value ? Et donc, tirer également parti de l’ensemble des ressources du personnel qui connait le territoire ?
    On en revient à Airbnb et la mise en avant des preuves de réactivité de leurs propriétaires. S’ils sont prêts à jouer le jeu, c’est parce qu’ils savent qu’ensuite les meilleurs d’entre eux généreront du profit.
    Si l’on part du principe que notre rôle principal est de générer davantage de dépenses sur la destination, les principes d’exhaustivité et de neutralité doivent s’effacer derrière ceux d’efficacité et de satisfaction client. L’office de tourisme n’est plus le gentil GO de la destination, mais un outil de développement économique.
    Fini de faire la chasse aux adresses, capacités et dates d’ouverture de meublés qui ne répondent pas aux emails et dont le mobilier est antérieur à l’arrivée d’Ikea en France ! Fini de débattre sur les vertus de l’affichage aléatoire vs l’alphabétique, place à la pertinence, au scoring !

    Il va donc vous falloir muscler vos données, et il ne s’agit pas de faire de la gonflette artificielle quantitative à coups de stéroïdes qui vous rendrait pataud, mais bel et bien de travailler votre musculation naturelle en faisant de l’exercice pour être plus agile : c’est plus dur, mais c’est plus efficace et durable, il faut « juste » réussir à faire passer le message auprès de ses sociopros, élus et collaborateurs…  »Muscler son jeu », en langage sportif, cela signifie aussi savoir s’imposer, et parfois faire usage de son physique !

    D’autant qu’à peine votre corps de données sculpté, vous allez découvrir bien d’autres possibilités, en y agglomérant les données météo, de transport, de flux de vos touristes que vous fourniront demain Orange, SFR, Bouygues et Free (n’y aurait-il pas un deal national à passer avec ces acteurs ?), que ces culturistes venus d’autres univers travaillent déjà depuis quelques temps. Mais ça, c’est pour demain, on pourra allez se frotter aux gros quand on aura pris un peu d’épaisseur et de gnac !

    Alors, prêts pour faire un peu d’exercice ?


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